

Le 14 / 02 / 2026
Revue de presse Avant. Match




Photo : Michel D. Photographie
Art. NR du 14 Février 2026
National 2.
« À un moment donné, ça va venir » : en bas de tableau, le FC Chauray reste déterminé à se sauver.
Retombé dans ses travers offensifs à Lorient, le FC Chauray accueille Dinan Léhon samedi 14 février 2026
avec un impératif de succès, mais sans galvauder le travail à long terme.
Chauray - Dinan Lehon FC
Une grosse décennie aux Chamois Niortais laisse forcément quelques traces. Fabrice Fontaine pourrait en témoigner, lui qui a vécu de plus près toutes ces années passées à aller chercher un maintien en Ligue 2, avec un exercice devenu presque une spécialité dans les travées de René-Gaillard malgré des ressources limitées.
« La seule chose que j’ai retenue, c’est que le maintien devient impossible quand le club lâche tout, c’est-à-dire quand tu es joueur et que tu sens qu’autour de toi, c’est fragile. Quand tu sens que c’est costaud, tu t’accroches », pose le chef de file de Chauray, qui se retrouve, des années plus tard, dans une situation similaire : accrocher un maintien avec une écurie de bas de tableau.
Garder une approche positive
Alors, la recette reste la même finalement. Quel que soit le contexte. Seul son costume a évolué, lui qui est à la barre du promu depuis 2024. « Quand vous jouez le maintien, c’est un travail d’équipe. C’est là où on voit la force du collectif, cette cohésion qu’il peut y avoir autour des joueurs pour rassurer, donner des objectifs et travailler ensemble. C’est à ce prix-là que tu l’obtiens », reprend l’ancien de La Rochelle et de Saint-Liguaire, résolument optimiste. « Il n’y a que la remise en question, le travail, l’intensité et le dépassement de soi qui font qu’à un moment donné, le ballon roule du bon côté », reprend celui qui est revenu frustré de Lorient, où son équipe a eu des munitions qu’elle a gâchées, avant de s’incliner en fin de rencontre.
Frustré, oui, mais pas affolé. « L’idée, c’est de se concentrer sur le jeu et ce qu’on a à faire pour corriger. Aujourd’hui, ce sont les 25 derniers mètres. Cette agressivité positive devant le but, ça demande de la qualité et des intentions. C’est ce qu’il faut et c’est le plus difficile », analyse Fontaine, qui avait ramené un succès précieux de Poitiers la semaine d’avant, pour relancer un peu la machine.
Mais cet aspect comptable, l’ancien de Guingamp essaie aussi de s’en détacher un peu. Car l’urgence du résultat, qui concernera encore Chauray samedi 14 février face à Dinan Léhon, ne change pas vraiment la visée à un peu plus long terme. « Le résultat vient surtout par rapport à ce que vous mettez en place, la maîtrise des choses. On est persuadé, mais on n’est pas borné : il faut être attentif à la difficulté du moment, aux états de fraîcheur, au physique des joueurs. Et le mental aussi, parce qu’il y en a qui sont un peu dans le doute peut-être. Il faut rester persuadé que ce qu’on fait, c’est bien », complète celui qui s’est attelé, durant les différentes séances de la semaine, à remobiliser les troupes et redonner un peu d’allant à son secteur offensif qui peine à vraiment décoller.
« Ça va venir »
Ce scénario, toutefois, n’a rien de réellement surprenant. Conditionné à se battre jusqu’au bout, Chauray savait aussi que la saison serait longue et difficile, et est pour l’instant dans les temps de passage. Comme d’autres, dans ce championnat où le mercato hivernal a rebattu des cartes un peu partout, au gré des nombreux mouvements. « On est assez cartésien et c’est ça qui est important : rester rationnel dans ce qu’on met en place. Être humble et travailleur, c’est la clé. Il faut être lucide sur la situation, avoir du recul par rapport aux événements », martèle Fabrice Fontaine, qui accueille une équipe située un petit point au-dessus au classement.
Le moment idéal pour se débloquer ? « On n’est pas fragilisé, mais en période de recherche de performance. À un moment donné, ça va venir. Je ne sais pas quand, mais le plus tôt possible je l’espère », termine-t-il. Car le temps presse un peu, quand même.
Samedi 14 février à 18 h.
Chauray : Sat. Allagbé, Guiheneuf, Abese, Cissé, Touré, Dupont, Tchimbembé, Lim, Alic, Barcq, Grain, Luyinga, Naidon, Dembélé, Godame, Agamah. Absents : Bouquet, Bassock (choix), Delguel (reprise), Djigla (blessé), Do Rogeiro (croisés).

Photo : Michel D. Photographie